Cameroun: Les plastiques biodégradables ne seront pas disponibles en avril 2014

Les opérateurs de la filiale déplorent le retard accusé par le gouvernement pour produire la liste des additifs autorisés.

Les emballages plastiques non biodégradables seront bientôt interdits de circulation dans le marché camerounais. Lors d’un point de presse à Yaoundé il y a quelques jours, le ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable a annoncé le passage à la phase répressive dès le 25 avril 2014. Les opérateurs plastiques sont ainsi appelés à se conformer à la nouvelle norme environnementale avant la date butoir. Seulement, ils déplorent les délais relativement courts fixés par le gouvernement et relèvent des zones d’ombre sur la mesure d’interdiction. « Les débats ne sont pas clos. Il y a des points d’ombre sur certains articles de l’arrêté», indique Gustave Eyango Ekoko, responsable département plastique de Plasticam S.a

Gustave Eyango Ekoko explique que pour passer à l’oxo biodégradable, il faut ajouter un additif au mélange chimique actuellement utilisé. Le responsable département plastique précise que lors du point de presse, le ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable a indiqué qu’une liste d’additifs autorisés sera produite. La liste est toujours attendue. « Lorsque que le ministre fait cette annonce il reste environ 45 jours avant l’entrée en vigueur de la mesure. Or il faut au moins 60 jours pour commander un additif à l’extérieur et se faire livrer. La liste est toujours attendue. Nous avons déjà passé la commande d’un additif, mais nous ne savons pas si cet additif là fera partie de la liste attendue du gouvernement»,  déplore Gustave Eyango Ekoko.

Mathias Mouendé Ngamo

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3 réponses

  1. STELLA NDONGO dit :

    Notre gouvernement est toujours en retard sur tout, vivement ces additifs, même comme il faudra attendre et peut être indéfiniment!!

  2. Abel dit :

    Finalement Meme le biodégradable inferieur a 60 microns on refuse maintenant alors.

  1. 2 mai 2014

    […] Les producteurs se plaignaient de ne pas pouvoir respecter la date butoir à cause du retard accusé…. Or, il y a un certain nombre de temps pour importer ces additifs. Où en est-on ? Concernant les additifs nous avons travaillé avec les responsables des ministères qui ont reçu plusieurs fabricants d’additifs. Et, à ma connaissance lors de la dernière réunion en mars, ils nous disaient qu’ils avaient déjà cinq fabricants d’additifs qui avaient déjà été homologués à ce qui correspondait aux prescriptions qu’ils avaient. Il s’agit notamment des fabricants EPI et D2W. Le ministère de l’Environnement a évolué dans sa vision de ce problème. Au dernier moment, ils ont orienté ce problème en disant qu’ils ne voulaient pas fermer la porte. Ils ont dit qu’il donne simplement un cahier de charge pour les additifs de telle sorte que tout autre fabricant d’additifs qui peut proposer également ses produits et qui correspondent à leurs prescriptions, il n’y a pas de problème. Propos recueillis par Mathias Mouendé Ngamo […]

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