Archives des étiquettes : déchets

Cameroun : Pourquoi les inondations vous étonnent ?

Les riverains bloqués au lieu-dit Carrefour Cité des Palmiers à la suite des inindations.

Les riverains bloqués au lieu-dit Carrefour Cité des Palmiers à Douala, à la suite des inondations.

Les habitants de la ville de Douala au Cameroun se réveillent depuis quelques jours avec les pieds dans l’eau. Des inondations sont enregistrées à la suite de pluies diluviennes qui arrosent la capitale économique. Les conséquences sont sans appel. L’eau s’invite dans des domiciles, s’installe sur la chaussée. Des ouvrages  cèdent, coupant la route en deux. De gigantesques embouteillages naissent. La population qui vit un véritable calvaire, ne sait plus à quel saint se vouer. Mais pourquoi ces inondations vous étonnent ? Lire la suite

Insalubrité: Vers un scandale écologique à Douala ?

Vu la saturation du site de Pk10, le pire est à craindre dans la capitale économique du Cameroun si la nouvelle décharge annoncée au quartier Ngombè (Douala 5ème) n’est pas opérationnelle d’ici juillet 2018.    

Douala, 25 janvier 2018. Des éboueurs en pleine activité dans les rues de la capitale économique, la nuit.

Douala, le 25 janvier 2018. Des éboueurs en pleine activité dans les rues de la capitale économique, la nuit. Photo: Mathias Mouendé Ngamo

Avec plus de 5 millions de tonnes de déchets enfouis, la décharge d’ordures située au quartier Pk 10 à Douala est aujourd’hui saturée. La hauteur des massifs de détritus dans cet espace ouvert en 2003 à titre provisoire est telle qu’un rajout d’ordures pourrait permettre d’avoir une Lire la suite

Insalubrité: Un centre de transfert des déchets annoncé à Bonabéri

Cet espace de 5000 m2 bientôt aménagé permettra d’améliorer la collecte des ordures dans cet arrondissement classé le plus insalubre de ces cinq dernières années à Douala.

Bonabéri, 26 janvier 2018. Une vue du site qui abritera le centre de transfert des déchets..

Bonabéri, le 26 janvier 2018. Une vue du site qui abritera le centre de transfert des déchets. Crédit Photo @Mathias Mouendé Ngamo

L’activité de collecte des ordures ménagères a connu de fortes perturbations au Cameroun en 2017. Les deux grandes métropoles que sont Douala et Yaoundé ont croulé sous des montagnes de déchets pendant plusieurs semaines. Il fallait se pincer les narines pour traverser certains grands carrefours, où les bacs étaient soient inexistants, soit débordant de détritus. Les responsables de la société d’Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), l’entreprise chargée de la collecte des déchets, ont expliqué que cette situation a été causée par Lire la suite

Les emballages plastiques interdits dès avril 2014

Cameroun. Les  opérateurs de la filiale vont débattre de la mesure gouvernementale interdisant les emballages plastiques « non biodégradables » à l’occasion de la journée de l’emballage, le 04 mars 2014 à Douala.

Des emballages plastiques non biodégradables

Des emballages plastiques non biodégradables bientôt interdits au Cameroun

Les emballages plastiques non biodégradables seront bientôt interdits de circulation dans le marché camerounais. Le ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable a annoncé le passage à la phase répressive dès le 25 avril 2014. Le ministère propose comme emballages alternatifs l’utilisation des feuilles de macabo, des écorces de bananier, du papier, du tissu, du sac en raphia et tout ce qui est assimilable par la nature.

Lors d’une conférence en 2013 avec le ministre Pierre Hélé, les producteurs de plastiques avaient posé un certain nombre de doléances en rapport avec la mesure d’interdiction. Le ministre a promis d’apporter quelques propositions à leurs préoccupations avant la fin de l’année 2013. Deux mois après l’échéance annoncée, il n’en est rien. Mardi 04 mars 2014, les acteurs de la filiale plastique vont se retrouver à la Chambre des Commerces, des industries, des mines et de l’artisanat (Ccima) de Douala. Ce sera à l’occasion de la journée de l’emballage. Pour cette édition, le programme prévoit en bonne place le point sur la mesure gouvernementale. Les opérateurs du secteur Plastique déplorent au premier plan le fait que la décision du gouvernement n’a pas été prise de commun accord avec les acteurs de la filiale.

A Plasticam S.a, une société de fabrication d’emballages plastiques basée à la zone industrielle de Bassa à Douala, on est tout de même serein.

« La mesure ne nous fait pas peur. Nous avons 53 ans d’existence. Nous sommes entrain de prendre des dispositions. Nous faisons du plastique avec des produits chimiques. Ce qui fait que si nous devons passer dans les plastiques biodégradables, on va passer dans l’oxo biodégradable avec un additif supplémentaire »,

indique Gustave Eyango Ekoko, responsable département plastique de Plasticam S.a. Depuis 2010.

la société ravitaille le Gabon en emballages plastiques biodégradables. A cette date là, le Gabon adoptait la mesure d’interdiction d’entrer en son territoire de tout emballage plastique non biodégradable.  Pour Gustave Eyango Ekoko, cette mesure, si elle est bien appliquée et contrôlée, pourra permettre de lutter contre la concurrence déloyale. Il fait allusion aux petits opérateurs de fortune évoluant en marge de la réglementation. Il craint cependant une augmentation du coût du nouveau produit. Pour cause, 1 Kg de l’additif à ajouter dans l’actuel mélange chimique coûte 10 000 F. Cfa. Il y a en outre la durée de vie de l’emballage biodégradable, entre huit et douze mois, qui pourrait plomber le marché.

Des emballages plastiques non biodégradables..

Des emballages plastiques non biodégradables.

« Si le stock n’est pas écoulé avant la période, le dernier consommateur aura du souci à se faire», explique Gustave Eyango Ekoko.

Selon les statistiques, le Cameroun produit près de 600 000 tonnes de déchets plastiques par an. Le gouvernement camerounais a officiellement lancé la « guerre » contre les emballages plastiques le 12 août 2013, lors d’une conférence de presse à Yaoundé. Le gouvernement avait accordé un délai aux producteurs d’emballages plastiques, pour revoir leurs normes afin de produire des emballages biodégradables. A deux mois de l’échéance, des consommateurs camerounais ne sont toujours toujours pas sensibilisés sur ce qui va véritablement changer. La communication autour de la mesure gouvernementale semble inssufisante ou inopérante.

Mathias Mouendé Ngamo